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Production Pendar

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Symphonie des dômes

Lumière du dôme

Symphonie des Dômes est une création musicale et scénique inspirée du dôme comme espace réel et symbolique et comme lieu de connexion entre l’humain, la nature et l’univers. Conçus bien avant l’apparition des microphones et des systèmes d’amplification, les dômes de la Perse ancienne ont été pensés pour faire voyager naturellement la voix et le son. La parole se déploie, se réfléchit et résonne d’une manière unique, créant une relation intime entre l’espace et l’écoute.

Vue en contre-plongée d’un dôme : une voûte tressée autour d’un oculus ouvert, et des rais de lumière qui tombent dans la brume.
L’ensemble au complet sur scène — piano, quatuor à cordes, synthétiseur, târ et santur — sous de hauts panneaux suspendus baignés d’une lumière chaude.

Imaginée par la directrice artistique Elham Manouchehri et le compositeur Hooshyar Khayam, l’œuvre est pour quatuor à cordes, piano, târ, santur et synthétiseur. La voix occupe une place centrale dans l’œuvre, faisant résonner des poèmes issus de la grande tradition littéraire persane, notamment ceux de, Rûmi, Atar, Saadi et Khayyâm. Ces textes intemporels se déploient dans l’espace comme autant d’échos reliant la mémoire culturelle persane à une expérience artistique profondément contemporaine.

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Terre

Symphonie des Dômes est une création musicale et scénique née à la rencontre de la mémoire, de l’architecture, de la poésie et du son. Elle s’inspire du dôme, comme espace réel et symbolique ainsi que comme lieu de connexion entre l’humain, la nature et l’univers.

Imaginée par la directrice artistique Elham Manouchehri et le compositeur Hooshyar Khayam, l’œuvre s’inspire des dômes de la Perse ancienne, ces architectures monumentales qui, depuis des siècles, façonnent l’imaginaire spirituel et artistique de l’Iran.

Depuis toujours, les dômes exercent une fascination particulière sur les deux artistes. Leur beauté architecturale, leur portée symbolique et leur acoustique exceptionnelle nourrissent un imaginaire commun. Conçus bien avant l’apparition des microphones et des systèmes d’amplification, ces espaces ont été pensés pour faire voyager naturellement la voix et le son. Sous un dôme, la parole se déploie, se réfléchit et résonne d’une manière unique, créant une relation intime entre l’espace et l’écoute.

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Eau

Historique et inspiration

En partageant leurs souvenirs d’enfance, Elham Manouchehri et Hooshyar Khayam ont découvert un attachement commun pour les dômes de l’architecture persane, c’est-à-dire une fascination pour la résonance, la lumière et la dimension spirituelle de ces espaces. Elham fut profondément influencée par les dômes d’Ispahan, d’où elle est originaire, et Hooshyar est resté marqué par une visite à la mosquée du Shah Abbas. Ils ont été profondément bouleversés par la puissance émotionnelle des lieux et par la manière dont l’espace semblait respirer avec le son. Ces moments précieux ont contribué à l’éveil de leurs vocations artistiques respectives.

Comment traduire musicalement et scéniquement l’expérience d’un dôme ? Comment faire ressentir au public cet espace de résonance, de contemplation et de connexion qui dépasse la seule dimension architecturale ? C’est en tentant de répondre à ces questions qu’est née Symphonie des Dômes.

Près de deux années de recherche, de création et de collaboration avec des artistes issus de différentes disciplines ont été nécessaires pour donner naissance à cette œuvre. Un dôme symbolique, construit à partir du son, de la lumière, du mouvement et de la mémoire. Un espace où l’histoire, l’architecture et la création contemporaine coexistent.

Symphonie des Dômes puise dans la mémoire d’une civilisation ancienne tout en s’inscrivant pleinement dans une démarche artistique contemporaine. Ce n’est pas la reconstitution d’un lieu historique ni l’illustration d’une tradition, mais plutôt une invitation à écouter l’espace, à ressentir la résonance du temps et à entrer, l’espace d’un instant, sous un dôme invisible où se rencontrent mémoire, poésie et création, Orient et Occident.

Un travail poussé de scénographie a été effectué. Un éclairage dynamique qui reflète l’essence émotionnelle de la musique est projeté sur des modules aux formes rappelant les dômes afin de créer un espace de contemplation. La lumière et la spatialisation sonore transforment la scène en une architecture vivante où le public est invité à habiter l’œuvre plutôt qu’à simplement l’observer.

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Vent

Structure et instrumentation

L’œuvre est structurée en quatre mouvements, chacun associé à l’un des éléments fondamentaux — la terre, l’eau, le vent et le feu. À travers ces quatre tableaux, la musique explore différentes formes d’énergie, de mouvement et de transformation, tout en conservant la circularité comme principe central de son développement.

Le Quatuor Andara agit comme la structure architecturale de l’œuvre, tels quatre piliers soutenant le temple. Le piano, joué par le compositeur lui-même, est quant à lui le moteur qui propulse la musique vers l’avant. À cette base issue de la tradition classique occidentale se joignent le târ et le santur, instruments emblématiques de la musique persane. Le synthétiseur, qui agit comme une sorte de réverbération composée, vient ouvrir l’espace sonore où les traditions musicales orientales et occidentales peuvent dialoguer.

La voix occupe une place centrale dans l’œuvre. Portée par Elham Manouchehri, elle fait résonner des poèmes issus de la grande tradition littéraire persane, notamment ceux de, Rûmi, Atar, Saadi et Khayyâm. Ces textes intemporels se déploient dans l’espace comme autant d’échos reliant la mémoire culturelle persane à une expérience artistique profondément contemporaine.

Au premier plan, le piano : les mains sur le clavier, la partition éclairée sur le pupitre. Au fond, le târ, sous la lumière de scène.
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Feu

Historique des dômes

Pour les peuples qui ont vécu sous leur présence, les dômes n’ont jamais été de simples éléments architecturaux. Ils représentent un lien entre la terre et le ciel, entre le visible et l’invisible. Leur forme circulaire évoque l’unité, le mouvement perpétuel et la quête de sens. Dans la culture persane, ils sont souvent perçus comme des portes ouvertes vers le cosmos, des espaces où la matière, la lumière, le son et la spiritualité se rencontrent.

L’histoire des dômes en Iran remonte à l’époque sassanide, entre le IIIᵉ et le VIIᵉ siècle. Les Sassanides développèrent notamment leur utilisation dans les temples du feu (Atashkadeh), lieux de rassemblement où brûlait le feu sacré du zoroastrisme. Symbole de pureté et de présence divine, ce feu occupait le centre de l’espace architectural et spirituel.

Avec l’arrivée de l’islam, l’art du dôme a continué à évoluer et a donné naissance à certaines des réalisations architecturales les plus remarquables du monde. À Ispahan, ancienne capitale impériale de la Perse, les mosquées, palais et édifices religieux ont porté cet héritage à un niveau exceptionnel. Leurs coupoles recouvertes de mosaïques, leurs proportions harmonieuses et leur acoustique unique constituent encore aujourd’hui l’un des sommets de l’architecture persane.

Les dômes d’Ispahan ont fait partie du paysage de l’enfance d’Elham Manouchehri, leur présence majestueuse et leur beauté silencieuse ayant profondément nourri son imaginaire. Cette fascination ne se limite pas aux mosquées, puisque les églises arméniennes de la ville sont aussi coiffées de dômes et ornées de fresques d’une grande richesse artistique.

Production

Crédits

Composition, direction musicale
Hooshyar Khayam
Direction artistique
Elham Manouchehri
Scénographie
Sophie Al-Assaad
Éclairage
Roxanne Doyon
Production et diffusion
Production Pendar

Artistes

Interprètes

Voix et târ
Elham Manouchehri
Piano
Hooshyar Khayam
Santur
Amir Amiri
Synthétiseur
Patrick Giguère

Quatuor Andara

Violon
Taylor Mitz
Maude Fréchette
Alto
Vincent Delorme
Violoncelle
Joshua Morris

Concerts

Dates de représentation

Passées

  • Centre Sanaaq

    Montréal